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M ) ENTREE EN LECTURE : Outils pour les tout débuts en lecture.

Publié le par Paul Cortes

Voici deux affiches qui permettent d'introduire le travail en lecture en y précisant les objectifs, les fonctions, et les les supports les plus communs de la lecture.
- La première affiche permet de rappeler et de synthétiser les principales fonctions de la lecture et les supports sur lesquelles elles s'opèrent. On peut y voir un lecteur lisant un support précis, ainsi que (au dessus) une tentative d'illustration de l'objet ou de la fonction de ladite lecture.
-  La seconde affiche permet de se remémorer le titre des albums lus en compagnie des élèves. L'affiche est vierge mais, à mesure que les albums ont été lus, une photocopie réduite de la couverture de chaque album  sera collée au dessus du "bonhomme-lecteur" afin de constituer une collection. 

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Voici aussi deux autres affiches destinées à faire comprendre aux élèves en quoi consiste réellement l'acte de lire. Elles ont pour but de les placer en situation d'échec vis à vis d'une lecture exclusivement logographique (ou de reconnaissance directe) telle qu'ils la pratiquent en de nombreuses sirconstances.

Le piège de la lecture logographique

ON NE LIT PAS SANS REGARDER LES LETTRES, méfions nous des "pièges".

Ce qui est réellement écrit n'est pas toujours ce que l'on "croit" !
Attention à la conceptualisation de la lecture menant à l'évitement de la procédure de décodage, ainsi qu'à la pérennisation d'une lecture trop fortement contextualisée.

 logos détournés
Facile à reconnaître, difficile à lire

On connaît les noms de certains de ces personnages, mais saurait-on retrouver la bonne 'écriture de leur nom ? Là encore, méfions nous des "pièges". Pour lire, il faut absolument suivre le chemin des lettres.

heros-BD.jpg

Voici deux fiches destinées à des élèves inattentifs et peu coordonnés (auditivement et visuellement) qui ne savent pas se repérer sur des supports. Elles permettent de se concentrer pour permettre la préparation à une lecture "en groupe" au cours de laquelle il sera demandé à chacun de lire une syllabe ou un mot l'un après l'autre " sans perdre le fil" de la continuité de ce qui est à décoder.

Quand chacun doit lire à tour de rôle; il faut apprendre à "suivre" et savoir "où on est"

Pour lire ensemble (en groupe) sur une fiche de lecture, il faut d'abord être capable de "suivre" avec son doigt sur une ligne de lecture.
Il faut fixer son regard sur de toutes petites lettres, écouter ce que lisent les autres élèves l'un après l'autre, et déplacer immédiatement son doigt dès qu'une syllabe ou qu'un mot a été lu par soi-même ou par un autre élève.
On s'exerce en groupe avec les "bancs de poissons" (alignés et mélangés) en disant à tour de dôle la couleur de leur corps et de leur queue.
On peut aussi utiliser ces deux supports pour apprendre à se repérer sur " l'espace feuille" en fonction de la notion ordonnée et chiffrée d'une ligne, d'une colonne, d'une intersection des deux (comme dans un tableau à double entrées). Cela permet aussi de travailler le "sens de lecture" et les notions avant/après, devant/derrière, premier/dernier/troisième/X ième, dessus/dessous/ au-dessus de/en dessous de,...
La première fiche permet de repérer chaque ligne par la couleur identique des corps de poissons; ce qui n'est plus le cas sur la seconde fiche.

poissons-alignes.jpg

poissons-melanges.jpg

La machine à lire

Cet outil en papier (une simple feuille cartonée à plier de façon à constituer une sorte d'enveloppe dans laquelle on insère des bandes sur lequelles sont écrits des mots simples) permet de centrer le regard de l'élève sur une seule lettre d'un mot.
Lire c'est "entrer dans un mot en suivant le chemin des lettres".
Quand on n'arrive pas à se concentrer, quand on ne sait pas où et quelle lettre regarder parce qu'il y a trop de lettres, on peut utiliser la "machine à lire".
Elle permet de découvrir chaque lettre d'un mot, l'une après l'autre et de faire le "collage de leur bruit" progressivement...
On lit un mot "par l'intérieur". On entre dans un mot par sa "porte d'entrée" (sa première lettre), on suit le chemin des lettres en collant leurs bruits, syllabe après syllabe... Ainsi, Pour parvenir à Dire et à Comprendre un mot, il faut aller jusqu'au bout du mot, jusqu'à sa "porte de sortie" (sa dernière lettre)...  

mahine-a-lire.jpg

Voici la matrice des bandes de papier à insérer dans la Machine à lire. Elle donne la bonne taille des lettres des mots et des petites phrases à écrire. Une feuille A4 permet de former 2 bandes pour la Machine.

feuille-mahine-a-lire.jpg

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D ) AFFICHAGE LECTURE : Procédures de lecture, écriture, compréhension.

Publié le par Paul Cortes

LES PROCÉDURES DE LECTURE ABOUTIE
Cette affiche a d’abord pour but de faire prendre conscience des trois principales stratégies d'identification de mot pratiquées par tout lecteur abouti :

  • l'identification par la voie indirecte (découpage phonologique),
  • l'identification par la voie directe (reconnaissance orthographique),
  • l’anticipation.(déduction contextuelle, syntaxique et sémantique).

Puis, en cas de perte de signification, lorsqu’il ya :

  • non validation de l'identité sémantique d'un mot par rapport au lexique ou à son identité sonore,
  • non cohérence syntaxique et/ou sémantique du syntagme ou de la phrase,

il est rappelé au lecteur de recourir systématiquement à la relecture en s'appuyant sur le découpage phonologique.:

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LA PROCÉDURE D'ÉCRITURE
Cette affiche permet de visualiser le principe de la transcription d'un mot, et donc de faire prendre conscience de l'importance du travail phonologique préalable à l'écriture.
Cette procédure nécessite la décomposition du mot en syllabes orales, puis l'identification des phonèmes de chaque syllabe, puis l'écriture d'une lettre par phonème, de manière à reformer les syllabes graphiques, et enfin le mot.
Il est très important que les élèves perçoivent qu'il s'agit ici d'appliquer la procédure de décodage dans une logique inverse; ce qui demande rigueur, connaissances phono-graphiques et re-lecture de ce qui vient d'être écrit..

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PROCÉDURE DE COMPRÉHENSION (perception-évocation)

Cette affiche tente de synthétiser les sollicitation que requierrent la volonté de chercher à comprendre: les entrées perceptives, les évocations et les connexions/déductions.

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PROCÉDURE DE LECTURE-COMPRÉHENSION

Cette affiche permet de rappeler aux élèves décodeurs toutes les notions et procédures à mettre en oeuvre pour comprendre un petit texte et pour répondre aux habituelles questions permettant de vérifier la bonne compréhension d'un texte.

Comment-lire-et-comprendre-un-texte.jpg

 

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C ) AFFICHAGE LECTURE : Processus de décodage de base. 

Publié le par Paul Cortes

L'objectif est de STRUCTURER l'élève afin qu'il comprenne et adopte le principe de la lecture par la voie phonologique (en renonçant aux conceptualisations et modes de "traitement de l'écrit" qu'il a pu se forger).  

  1. Faire comprendre clairement "comment on fait pour lire" (principe alphabétique et traitement phonologique, rôle incontournable de la LETTRE),
  2. Faire intégrer le "mode d'emploi de la lecture" (seul et unique moyen de LIRE),
  3. Faire accepter tout ce qu'il sera nécessaire d'apprendre et d'appliquer (savoirs notionnels, savoirs-faire procéduraux, efforts cognitifs, rigueur...).

Ces affiches tentent de formaliser, étape par étape, toutes les habiletés nécessaires à l'application du processus de décodage.

Chaque élève doit être amené à prendre conscience de ce que signifie concrètement l'acte de lire, de sa "mécanique", ainsi que des incontournables efforts que requiert son application rigoureuse. 

Ces affiches sont d'ailleurs collées dans les cahiers des élèves. Elles s'adressent autant à eux qu'à leurs parents. En effet, la procédure de décodage, apparemment "simple", est loin d'être évidente à concevoir lorsqu'on est un lecteur accompli...

Au cours des entretiens avec les parents, j’utilise ces supports visuels pour leur expliquer la chronologie du processus, sa rigueur, son important coût cognitif lorsqu'il n'est pas automatisé, ainsi qu'aux finalités que doit amener sa maîtrise.
Elles me permettent aussi de les informer des difficultés procédurales que rencontrent leur enfant, ainsi que celles d'ordre comportemental, conceptuel, cognitif, mémoriel, phonique... et de leur proposer un ajustement de l'accompagnement qu'ils avaient éventuellement déjà entrepris.

Globalement la procédure "mécanique" de décodage peut se résumer par la succession des compétences suivantes (qui doivent bien sûr être motivées et justifiées par le but de la lecture : la vocalisation et la compréhension de la chose écrite).

  • la centration sur la première lettre du mot, sa reconnaissance, la vocalisation de son phonème (et non pas de son nom).
  • la centration sur la deuxième lettre, la vocalisation de son phonème.
  • la fusion syllabique des deux phonèmes, dans le bon ordre.
  • la mise en mémoire de travail de cette syllabe, ceci en vue d'être rappelée plus tard.
  • la poursuite du même effort avec les lettres suivantes afin de vocaliser la seconde syllabe.
  • le rappel de la première syllabe, sa vocalisation suivie de celle de la seconde syllabe.
  • la vocalisation rapide des deux syllabes de manière à devoir former un mot ayant une
  • signification.
  • la compréhension du mot vocalisé, la capacité d'en donner une définition succincte.

Je photocopie ces affiches en les réduisant afin de pouvoir les coller dans le "Cahier du RASED" dont disposent mes élèves.
Dans ce cahier, je colle les fiches de lecture de la progression ALED et je fais écrire des mots qui correspondent aux graphies étudiées sur ces fiches (afin de structurer leur calligraphie et leur capacité à encoder). 
Dans le rabat du protège cahier, je place les aides-mémoire à la lecture et à l'écriture, ainsi que les enveloppes contenant les cartons de syllabes (de 2 ou 3 lettres) pour permettre aux élèves de s'entrainer à fusionner à la maison, ainsi que les cartons de digrammes et de trigrammes pour leur permettre de s'entraîner à les les mémoriser.


Procédure globale

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Fusion des phonèmes en syllabes : ordre des lettres et sens de lecture

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Assemblage des syllabes en mots et signification du mot, assemblage des mots en phrase et signification de la phrase

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Pour augmenter le nombre de mots "simples à décoder" (formés de deux syllabes de deux lettres, dont l'une d'elles est un P) en ces débuts d'apprentissage, j'ai été amené à faire une entorse à l'orthographe du mot pipeau.



Le vocabulaire usuel de la lecture : récapitulatif

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Voici ma première approche avec les élèves du processus de décodage.

Lors des premières séances, le groupe d'élèves est invité à "lire" un album intitulé NON DAVID, écrit et illustré par David SHANNON (Éditions NATHAN) qui plait énormément aux enfants tant par son sujet, traité avec beaucoup d'humour, que par ses illustrations... David fait une grosse bêtise sur chaque double page !

Cet album se prête particulièrement à une approche des nombreux aspects de la lecture ; la notion de plaisir, le besoin de comprendre, la fonction des écritures, l'intérêt de saisir le fonctionnement du code ainsi que les micro procédures nécessaires au décodage.

Cette première fiche permet aux élèves de se rappeler le vocabulaire et les notions abordées pendant les séances de lecture; elle permet aussi aux parents de se sensibiliser au travail qui va être le nôtre en classe d'adaptation.


lecture NON DAVID

Publié dans Lecture Affichage

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B ) AFFICHAGE LECTURE : Graphies complexes.

Publié le par Paul Cortes

 PRINCIPE DE L'AFFICHAGE COMPLEXE

Cette série d’affiches a pour fonction de favoriser l'automatisation de la reconnaissance de certaines lettres, dont la combinaison avec d'autres lettres ou la position par rapport à d'autres lettres dans une syllabe ou dans un mot, va modifier le phonème "simple" qui lui est habituellement affecté.

Ainsi, des "assemblages" particuliers de 2 ou 3 lettres ordonnées (digrammes, trigrammes...) vont devoir être reconnus en tant que "graphèmes complexes" générateurs de phonèmes spécifiques, de même que des lettres simples (e, s, c, g...) vont voir leur valeur phonémique habituelle se modifier en fonction de leur position.

Ces affiches associent des graphèmes avec des dessins d'objets-référents dont la vocalisation comporte le phonème qui doit y être associé.
Présentées petit à petit au cours de la progression en lecture, ces affiches servent de support visuel à de nombreux rappels en mémoire de relations graphèmes-phonèmes, tout en autorisant un élève en difficulté à s’y référer, soit en étant sollicité par l’enseignant, soit en totale autonomie.

Tout cet affichage se retrouve d'ailleurs (en vignette) sur les fiches de progression en lecture.

Contrairement aux affiches concernant les voyelles et les consonnes qui ont été présentées dans l'ordre de leur étude dans la progression en lecture, l'affichage des graphèmes complexes a été classé en six
catégories :

- les valeurs de la lettre E : dont la position (soit devant deux consonnes identiques, soit précédant une consonne dans une syllabe, ou combinée à une autre consonne en fin de mot), va être la cause d'une modification de sa valeur phonémique habituelle. 

- les valeurs de la lettre S : dont la position entre deux voyelles va aussi être la cause d'une modification.

- les valeurs des lettres C et G : toutes deux sujettes à des modifications, principalement en fonction des voyelles qu'elles précèdent.

- les digrammes et trigrammes : associations de deux et trois lettres débutant par des voyelles.

- les règles diverses : s'appliquant à des associations fréquentes de lettres et difficilement classables.

- les valeurs des associations ILL, AILL, EILL, EUILL, OUILL

Bien évidemment, cet affichage mnémotechnique complexe ne recouvre que les principales associations de lettres ainsi que les règles qui régissent leur vocalisation. 
Bon nombre de particularités, moins courantes, sont abordées en fin de progression en lecture sans qu'un affichage soit nécessaire.
Les images proviennent du logiciel  Lecture Plus - ACCÈS ÉDITIONS, avec leur aimable autorisation.
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LES VALEURS POSITIONNELLES DE LA LETTRE  E

Les mots utilisés pour illustrer une "règle" ont été choisis en fonction de la capacité des élèves à  identifier la totalité des lettres qui les composent au moment où ladite règle est abordée pour la première fois dans la progression en lecture.

Les élèves doivent être en mesure de décoder ces mot-référents en totale autonomie.

Ces notions prennent un temps relativement long avant d'être intégrées par les élèves; c'est pour cette raison que je les aborde relativement tôt dans la progression en lecture, dès la fiche de lecture 5.
C'est à force de répétitions incessantes de lectures spécifiques de mots différents les comportant que les automatismes de reconnaissance immédiate s'installent.

En fin de mot :

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Devant des lettres "jumelles" :


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Dans la syllabe :

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LES VALEURS POSITIONNELLES DE LA LETTRE S

Petite histoire pour expliquer la règle des deux S entre deux voyelles :

Entre deux voyelles, la lettre S n'a pas assez de force pour faire le son [s]. 
Elle est trop faible pour lutter toute seule contre deux voyelles.
La pauvre lettre S ne peut faire que le petit son [z] entre deux voyelles.

Pour faire tout de même le son [s] entre deux voyelles, la lettre S est obligée d'appeler une copine !
A deux S, elles ont alors assez de force pour lutter contre les deux voyelles ; elles se retrouvent à deux 
contre deux.
Pour faire le son [s] entre deux voyelles, il faut donc deux S.
 

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LES DIGRAMMES ET TRIGRAMMES

Ces combinaisons de deux, puis de trois lettres constituent des phonogrammes qui sont abordés en classe d'adaptation après que la progression en lecture ait largement laissé le temps aux élèves de se familiariser avec les processus de décodage de base.

Pour une identification plus rapide, l'affichage les présente regroupés sur quatre "panneaux". 

Tous les digrammes et trigrammes d'un même panneau commencent par la même lettre.

Au moment où la progression aborde leur étude, la totalité des élèves ont déjà rencontré un certain nombre de ces phonogrammes dans leur classe d'origine et il est fréquent que certains d'entre eux en aient déjà mémorisé une bonne partie.

Une étude individualisée de chacun des onze digrammes et des neuf trigrammes n'est donc pas indispensable du fait que les élèves sont amenés à les mémoriser progressivement "par panneaux" dans le courant de la progression en lecture, mais aussi et surtout en "jouant" avec des séries de petits cartons qui présentent :

- au recto, un graphème dont il faut vocaliser le phonème,
- au verso, le dessin et le mot référent du graphème permettant de vérifier, en totale autonomie,     la conformité du phonème vocalisé.

Le jeu consiste à être capable de dire les sons de la totalité des graphèmes de plus en plus rapidement et à se mesurer aux autres élèves dans le cadre de petits concours.

Ces cartons étant remis à chacun d'entre eux dans une petite enveloppe, je les encourage à s'entraîner à la maison, seuls ou avec leurs parents. 

Les feuilles à photocopier recto-verso sont visibles dans la page du site intitulée "jeux".

D'autre part, pour faire acquérir la technique de lecture des trigrammes, je propose préalablement aux élèves une fiche permettant de retrouver le phonème formés par l'association de trois lettres, ceci en disant d'abord le son de la première lettre puis celui formé par les deux dernières.

Par exemple: 

oin = o + in (dans ce cas, les deux sons se prononcent et s'associent, alors on dit les deux sons à la suite)
oeu = o + eu (dans ce cas, le premier son ne s'associe pas avec le second, alors on ne dit que le second).

Panneaux des A, des E, des O, des I
 

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Fiche d'étude préalable de la technique de lecture des trigrammes

(Les trigrammes ian et ieu, moins courant n'ont pas été intégrés par manque de place et de lisibilité sur la fiche)

 

Explication de la prononciation particulière du graphème ien

Comme on ne peut pas écrire  iin  du fait que deux i se succèdent, on a changé le second i (de in) en e.
On écrit donc ien, mais on prononce tout de même i + in.
De ce fait, la seule façon de former i+en est d'écrire ian, comme dans les mots viande et triangle.

LES VALEURS POSITIONNELLES DES LETTRES C et G

Pour mémoriser ces valeurs, les élèves sont incités à chanter sur les notes : fa fa sol - do fa

- "la chanson de la lettre c" : ca co cu - ce ci,

- "la chanson de la lettre g" : ga go gu - ge gi.

Par ce détour, il suffit aux élèves de "se chanter" la chanson pour automatiquement entendre la valeur de la lettre lorsqu'elle est placée devant telle ou telle voyelle. 

Les deux panneaux: ç = s et gu/ge complètent l'étude des lettres C et G.

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L'arbre de la lettre g permet de limiter les confusions qu'entraînent les conditions d'emploi des graphies gu et ge.

Les élèves sont amenés à s'y référer en suivant l'un des chemins proposés.
Un exercice d'application est présenté dans la fiche de lecture 24.

arbre-lettre-g-copie-1.jpg

VALEURS DES ASSOCIATIONS RELATIVES A ILL

Panneau récapitulatif des principales valeurs de ill.

Délibérément, je "mouille" aussi le il  final de fusil afin de pouvoir généraliser la règle de lecture et d'écriture des noms masculins. Je fais aussi référence aux mots dérivés "fusillade", et "fusiller" pour justifier de l'écriture de la lettre finale l.

Noms féminins (finissant par ille)  et  Noms masculins (finissant par il)

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RÈGLES DIVERSES

Ces affiches illustrent quelques graphèmes complexes récurrents que les élèves sont amenés à identifier par la voie de la reconnaissance orthographique.

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PRINCIPE DE L'AFFICHAGE "COMPLEXE"

 

 

Cette série d’affiches a pour fonction de favoriser l'automatisation de la reconnaissance de certaines lettres, dont la combinaison avec d'autres lettres ou la position par rapport à d'autres lettres dans une syllabe ou dans un mot, va modifier le phonème "simple" qui lui est habituellement affecté.

 

 

Ainsi, des "assemblages" particuliers de 2 ou 3 lettres ordonnées (digrammes, trigrammes...) vont devoir être reconnus en tant que "graphèmes complexes" générateurs de phonèmes spécifiques, de même que des lettres simples (e, s, c, g...) vont voir leur valeur phonémique habituelle se modifier en fonction de leur position.

 

 

Ces affiches associent des graphèmes avec des dessins d'objets-référents dont la vocalisation comporte le phonème qui doit y être associé.
Présentées petit à petit au cours de la progression en lecture, ces affiches servent de support visuel à de nombreux rappels en mémoire de relations graphèmes-phonèmes, tout en autorisant un élève en difficulté à s’y référer, soit en étant sollicité par l’enseignant, soit en totale autonomie.

 

 

Tout cet affichage se retrouve d'ailleurs (en vignette) sur les fiches de progression en lecture.

 

 

Contrairement aux affiches concernant les voyelles et les consonnes qui ont été présentées dans l'ordre de leur étude dans la progression en lecture, l'affichage des graphèmes complexes a été classé en six catégories :

 

 

- Les valeurs de la lettre e : dont la position (soit devant deux consonnes identiques, soit précédant une consonne dans une syllabe, ou combinée à une autre consonne en fin de mot), va être la cause d'une modification de sa valeur phonémique habituelle. 
- Les valeurs de la lettre s : dont la position entre deux voyelles va aussi être la cause d'une modification.
- les valeurs des lettres c et g : toutes deux sujettes à des modifications, principalement en fonction des voyelles qu'elles précèdent.
- Les digrammes et trigrammes : associations de deux et trois lettres débutant par des voyelles.

 

 

- Les règles diverses : s'appliquant à des associations fréquentes de lettres et difficilement classables.
- Les valeurs des associations ill, aill, eill, euill, ouill...

 

 

Bien évidemment, cet affichage mnémotechnique complexe ne recouvre que les principales associations de lettres ainsi que les règles qui régissent leur vocalisation. 
Bon nombre de particularités, moins courantes, sont abordées en fin de progression en lecture sans qu'un affichage soit nécessaire.

 

 

Les images proviennent du logiciel © Lecture Plus - ACCÈS ÉDITIONS, avec leur aimable autorisation.

 

 


LES VALEURS POSITIONNELLES DE LA LETTRE  e 

 

 

 

 

 

 

Les mots utilisés pour illustrer une "règle" ont été choisis en fonction de la capacité des élèves à  identifier la totalité des lettres qui les composent au moment où ladite règle est abordée pour la première fois dans la progression en lecture.

 

 

Les élèves doivent être en mesure de décoder ces mot-référents en totale autonomie.

 

 

Ces notions prennent un temps relativement long avant d'être intégrées par les élèves; c'est pour cette raison que je les aborde relativement tôt dans la progression en lecture, dès la fiche de lecture 5.
C'est à force de répétitions incessantes de lectures spécifiques de mots différents les comportant que les automatismes de reconnaissance immédiate s'installent.

 

 

En fin de mot :

 

 

{C}{C}{C}{C}{C}{C}undefined{C}{C}{C} {C}{C}{C}{C}{C}{C}undefined{C}{C}{C}{C}{C}{C}{C}{C}{C}undefined{C}{C}{C} {C}{C}{C}{C}{C}{C}undefined

Devant des lettres "jumelles" :
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Dans la syllabe :
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LES VALEURS POSITIONNELLES DE LA LETTRE s

 

 

Petite histoire pour expliquer la règle des deux S entre deux voyelles :

 

 

Entre deux voyelles, la lettre s n'a pas assez de force pour faire le son [s]. Elle est trop faible pour lutter toute seule contre deux voyelles. La pauvre lettre s ne peut faire que le petit son [z] entre deux voyelles. Pour faire tout de même le son [s] entre deux voyelles, la lettre s est obligée d'appeler une copine ! A deux s, elles ont alors assez de force pour lutter contre les deux voyelles ; elles se retrouvent à deux contre deux !
Pour faire le son [s] entre deux voyelles, il faut deux s.

 

 

{C}{C}{C}{C}{C}{C}undefined{C}{C}{C}      {C}{C}{C}{C}{C}{C}undefined{C}{C}{C}

 

 


LES DIGRAMMES ET TRIGRAMMES

 

 

Ces combinaisons de deux, puis de trois lettres constituent des phonogrammes qui sont abordés en classe d'adaptation après que la progression en lecture ait largement laissé le temps aux élèves de se familiariser avec les processus de décodage de base.

 

 

Pour une identification plus rapide, l'affichage les présente regroupés sur quatre "panneaux". 

 

 

Tous les digrammes et trigrammes d'un même panneau commence par la même lettre.

 

 

Au moment où la progression aborde leur étude, la totalité des élèves ont déjà rencontré un certain nombre de ces phonogrammes dans leur classe d'origine et il est fréquent que certains d'entre eux en aient déjà mémorisé une bonne partie

 

 

Une étude individualisée de chacun des onze digrammes et des neuf trigrammes n'est donc pas indispensable du fait que les élèves sont amenés à les mémoriser progressivement "par panneaux" dans le courant de la progression en lecture, mais aussi et surtout en "jouant" avec des séries de petits cartons qui présentent :

 

 

- au recto, un graphème dont il faut vocaliser le phonème,
- au verso, le dessin et le mot référent du graphème permettant de vérifier, en totale autonomie, la conformité du phonème vocalisé.

 

 

Le jeu consiste à être capable de dire les sons de la totalité des graphèmes de plus en plus rapidement et à se mesurer aux autres élèves dans le cadre de petits concours.

 

 

Ces cartons étant remis à chacun d'entre eux dans une petite enveloppe, je les encourage à s'entraîner à la maison, seuls ou avec leurs parents. 

 

 

Les feuilles à photocopier recto-verso sont visibles dans la page du site intitulée "jeux".
D'autre part, pour faire acquérir la technique de lecture des trigrammes, je propose préalablement aux élèves une fiche permettant de retrouver le phonème formés par l'association de trois lettres, ceci en disant d'abord le son de la première lettre puis celui formé par les deux dernières.

 

 

Par exemple: 

 

 

oin = o + in (dans ce cas, les deux sons se prononcent et s'associent, alors on dit les deux sons à la suite)
oeu = o + eu (dans ce cas, le premier son ne s'associe pas avec le second, alors on ne dit que le second)

 

 

 

 

 

 

Panneau des A
{C}{C}{C}{C}{C}{C}undefined{C}

 

 

 

 

 

 

 

Panneau des E

 

 

 {C}{C}{C}{C}{C}{C}undefined

 

 

Panneau des O

 

 

{C}{C}{C}{C}{C}{C}undefined{C}{C}{C}

 

 

Panneau des I{C}{C}{C}{C}{C}{C}undefined{C}{C}{C}

 

 

 

 

 

 

Fiche d'étude préalable de la technique de lecture des trigrammes

 

 

(Les trigrammes ian et ieu, moins courant n'ont pas été intégrés par manque de place et de lisibilité sur la fiche)

 

 

 

 

 

 

{C}{C}{C}{C}{C}{C}http://idata.over-blog.com/1/77/32/02/fiches-outil/lecture-trigrammes.JPG{C}{C}{C}

 

 

Explication de la prononciation particulière du graphème ien

 

 

Comme on ne peut pas écrire  iin  du fait que deux i se succèdent, on a changé le second i (de in) en e.

 

 

On écrit donc ien, mais on prononce tout de même i + in.

 

 

De ce fait, la seule façon de former i+en est d'écrire ian, comme dans les mots viande et triangle.

 

 


LES VALEURS POSITIONNELLES DES LETTRES C et G

 

 

Pour mémoriser ces valeurs, les élèves sont incités à chanter sur les notes :

 

 

fa fa sol - do fa
- "la chanson de la lettre c" : ca co cu - ce ci,
- "
la chanson de la lettre g" : ga go gu - ge gi.
Par ce détour, il suffit aux élèves de "
se chanter" la chanson pour automatiquement entendre la valeur de la lettre lorsqu'elle est placée devant telle ou telle voyelle. 
Les deux panneaux: 
ç = s et gu/ge complètent l'étude des lettres c et g.

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L'arbre de la lettre g permet de limiter les confusions qu'entraînent les conditions d'emploi des graphies gu et ge.

 

 

Les élèves sont amenés à s'y référer en suivant l'un des chemins proposés.
Un exercice d'application est présenté dans la fiche de lecture 24.

arbre-lettre-g-copie-1.jpg

 

 


VALEURS DES ASSOCIATIONS RELATIVES A ill

 

 

 

 

 

 

Panneau récapitulatif des principales valeurs de ill.

 

 

Délibérément, je "mouille" aussi le  il  final de fusil afin de pouvoir généraliser la règle de lecture et d'écriture des noms masculins. Je fais aussi référence aux mots dérivés "fusillade", et "fusiller" pour justifier de l'écriture de la lettre finale l.

 

 

Noms féminins                                                 Noms masculins
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RÈGLES DIVERSES

 

 

Ces affiches illustrent quelques graphèmes complexes récurrents que les élèves sont amenés à identifier par la voie de la reconnaissance orthographique.
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